Infections

L’abréviation STD vient du terme anglais Sexually Transmitted Diseases (maladies sexuellement transmissibles – MST). De nos jours, nous utilisons ce terme, autrefois appelée maladie vénérienne, dans le langage courant pour définir les maladies infectieuses causées par de différents germes pathogènes et qui se transmettent avant tout lors de rapports sexuels. Les agents pathogènes MST sont les suivants : bactéries, chlamydies, mycoplasmes, virus, champignons et parasites.  Plus de 30 types de pathogènes se transmettent lors de rapports sexuels. Les MST sont souvent asymptomatiques ou elles ne montrent que des symptômes bénins, donc nous vous conseillons de se faire examiner après une relation sexuelle occasionnelle et non protégée.

Il ne faut pas s’inquiéter, c’est seulement une prise de sang quotidienne ou un échantillonnage sans douleur, qui prend quelques minutes pourtant beaucoup de monde en a peur. C’est compréhensible, car les MST touchent un domaine intime et souvent elles produisent des symptômes désagréables et des complications graves. Malheureusement, les MST sont souvent détectées après l’apparition des complications comme la maladie inflammatoire pelvienne, l’inflammation de la prostate, la stérilité et le cancer du col de l’utérus.

Infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes :

Bactéries
Gonorrhée
 

La gonorrhée – ou blennorragie – est une infection sexuellement transmissible, provoquée par la bactérie Neisseria gonorrhœae. Elle infecte les muqueuses de l’urètre, du col de l’utérus, du rectum et du pharynx ou la conjonctive. 

Comment est-elle transmise ?

Par voie sexuelle. Mais attention ! Même par voie orale.

Le pathogène peut se propager dans l’organisme par la circulation sanguine, et s’installe surtout dans la peau et dans les articulations. Chez les femmes, il peut infecter les organes pelviens en montant vers le haut à travers les organes génitaux, provoquant une douleur pelvienne et des troubles de l’infertilité.

Symptômes

Chez les hommes, les premiers signes manifestent de 2 à 5 jours après le moment de l’infection. Les premiers symptômes apparaissent dans l’urètre avec une sensation de gêne légère, puis, quelques heures plus tard, le patient va ressentir une douleur allant de légère a sévère et un écoulement de pus du pénis. L’homme infecté présente une miction impérieuse qui s’aggrave en étendant vers la partie supérieure de l’urètre. Le méat urinaire peut devenir rougie et gonflée.

Chez les femmes, les signes apparaissent de 7 à 21 jours après la contamination. Souvent, les femmes infectées ne présentent aucun signe pendant des semaines, voire des mois, et la maladie ne peut être détectée qu’après avoir diagnostiqué la maladie du partenaire. Les symptômes sont généralement légers, toutefois, dans certains cas, de graves ennuis de santé peuvent se présenter sous forme de miction impérieuse, de sensation de douleur pendant la miction, d’écoulement vaginal et de fièvre. Le col de l’utérus, l’utérus, les trompes de Fallope, les ovaires, l’urètre et le rectum peuvent être également infectés, qui se manifeste par une douleur au bassin et par une sensibilité lors des relations sexuelles. Le pus, qui semble être écoulé du vagin, peut en réalité résulter du col de l’utérus, de l’urètre ou des glandes entourant l’ouverture vaginale.

Le rectum des personnes ayant des relations sexuelles anales peut également être infecté. L’infection peut causer de la sensibilité et de l’écoulement du pus autour de l’anus. La zone autour de l’anus peut être rougeâtre et humide, les selles peuvent être mucilagineuses et purulentes.

Les relations sexuelles orales avec un individu infecté peuvent entraîner la gonorrhée du pharynx. L’infection est généralement asymptomatique, mais elle peut parfois causer des maux de gorge et des difficultés à avaler.

Si du suc infecté entre dans l’œil, la partie externe de l’œil peut être contaminée. La gonorrhée peut aussi être transmise au nouveau-né par sa mère infectée pendant l’accouchement ce qui provoque une infection oculaire de tous les deux paupières et un écoulement du pus. Les adultes peuvent également présenter ces symptômes, mais ils ne se manifestent que sur un œil. Ils peuvent entraîner la cécité, s’ils ne sont pas traités.

Diagnostic

Le diagnostic peut être établi presque immédiatement en identifiant la bactérie au microscope. Chez les hommes, l’examen microscopique des écoulements du pénis a une valeur diagnostique dans 90 % des cas, tandis que chez les femmes, l’analyse des écoulements du col de l’utérus n’est réussie que dans 60 % des cas. Si la bactérie n’est pas visible au microscope, l’échantillon est envoyé au laboratoire pour une culture des bactéries.

En cas de suspicion d’infection du pharynx ou du rectum, l’échantillon est prélevé à partir de ces parties concernées. Bien qu’il n’y ait pas de test sanguin pour détecter la gonorrhée, pour exclure la syphilis et l’infection au VIH, un prélèvement de sang est effectué chez le patient. Il est possible d’avoir plusieurs infections sexuellement transmissibles en même temps.

Traitement

La gonorrhée se traite en général par une seule injection intramusculaire, ou par antibiotiques pris pendant une semaine par voie orale. Si l’infection s’est propagée par la circulation sanguine dans tout l’organisme, le patient est soigné à l’hôpital, généralement avec des antibiotiques par voie intraveineuse. Les personnes souffrant de gonorrhée ont souvent aussi une chlamydia difficile à diagnostiquer, de ce fait ces patients sont soignés par un traitement antibiotique combiné.

Si les symptômes réapparaissent ou persistent après le traitement, un nouvel échantillon est prélevé pour une culture bactériologique en vue de s’assurer de la guérison du patient. En effet, les symptômes de l’inflammation de l’urètre peuvent réapparaître chez les hommes. Ce groupe des symptômes dénommé urétrite postgonococcique est causé par la chlamydia ou par d’autres espèces qui n’ont pas répondu au traitement. Cela arrive le plus souvent chez ceux qui n’ont pas respecté les instructions de traitement.

 

LGV lymphogranulome vénérien (chlamydia trachomatis)
Le lymphogranulome vénérien est une maladie sexuellement transmissible dont le responsable est toujours la bactérie chlamydia trachomatis qui se trouve uniquement à l’intérieur des cellules.

Les types de Chlamydia trachomatis provoquant le lymphogranulome vénérien ne sont pas identiques à ceux responsables de l’inflammation de l’urètre et celle du col de l’utérus (urétrite et cervicite). Cette infection se produit le plus fréquemment dans les régions tropicales et subtropicales, elle est très rare aux États-Unis. Selon une étude de 1994-1995*, 11,4 % des femmes enceintes âgées de 15 à 19 ans sont infectées par la bactérie Chlamydia trachomatis en Hongrie. 

Symptômes

Après la transmission, les symptômes n’apparaissent qu’au bout de 3 à 12 jours ou encore plus tard. En général, une petite vésicule non douloureuse contenant du liquide se forme au niveau du pénis ou du vagin. La vésicule se transforme en ulcère, et se guérit rapidement, ce qui passe souvent inaperçu. Ensuite, un des deux, ou les deux ganglions lymphatiques inguinaux se gonflent et deviennent plus sensibles. La peau recouvrant la zone infectée devient chaude et rougeâtre. En l’absence de traitement, des fistules se forment au-dessus des ganglions lymphatiques. Cela provoque un écoulement de pus ou de sang par des méats.

Les symptômes s’atténuent en général, mais des cicatrices peuvent se produire, et les fistules peuvent se renouveler. Le patient peut se plaindre de symptômes tels que la fièvre, la malaise, les maux de tête, les douleurs articulaires, les pertes d’appétit, les vomissements ou les douleurs dorsales. De plus, une rectite peut survenir, entrainant un écoulement de pus.

A cause de cette inflammation chronique et cyclique, les vaisseaux lymphatiques sont bloqués, ce qui provoque un gonflement des tissus. La rectite s’accompagne souvent des cicatrisations et de rétrécissement séquellaire.

Diagnostic

 

On suspecte la maladie en présence des symptômes typiques du lymphogranulome vénérien. Le diagnostic est confirmé par des analyses de sang qui démontre la présence des anticorps spécifique des Chlamydiae trachomatis.

Traitement

 

La maladie se guérit rapidement en cas de traitement antibiotique prescrit à temps. Après le traitement, le médecin doit surveiller régulièrement l’état de son patient pour voir si l’inflammation s’est terminée. La mise en lien avec les partenaires sexuels du patient est recommandée afin de les examiner, ou si nécessaire, de leur prescrire un traitement.

Syphilis
La syphilis, autrement appelée vérole ou Lues, est une maladie sexuellement transmissible, provoquée par la bactérie Treponema pallidum. 

Le nombre de personnes infectées a atteint le plus haut niveau durant la Seconde Guerre Mondiale, leur nombre a ensuite significativement baissé jusqu’aux années 1960 où il a de nouveau commencé à augmenter. Pendant ce temps, on a observé de nombreux cas chez des hommes homosexuels. Le taux est resté stable jusqu’au milieu des années 80, ensuite, ayant une meilleure connaissance du SIDA, l’utilisation du préservatif est devenue plus répandue, de ce fait, la prévalence de la syphilis chez eux a baissé de plus en plus. En conséquence, le nombre des malades a également baissé.

Cette baisse a été suivie ensuite d’une forte augmentation de nouveaux cas chez les utilisateurs de crack, touchant particulièrement les femmes et les nouveaux-nés. Ces derniers temps, grâce aux programmes de prévention, la prévalence de la syphilis a de nouveau baissé aux États-Unis.

L’individu infecté ne sera pas immunisé après la guérison et peut devenir de nouveau infecté.

Comment se transmet la syphilis ?

 

L’infection pénètre dans le corps par la membrane muqueuse du vagin ou de la bouche, ou parfois par la peau. En quelques heures, l’infection atteint les ganglions lymphatiques les plus proches, et puis se disperse dans le corps par circulation sanguine. Durant la grossesse, le fœtus peut être infecté, ce qui peut causer des anomalies ou d’autres altérations congénitales.

 

Symptômes

 

Les symptômes de la syphilis apparaissent 1 à 13, en moyenne 3 à 4 semaines après l’infection. L’infection Treponema pallidum a plusieurs stades : le stade primaire, secondaire, la période d’incubation et le stade tertiaire. L’infection peut durer des années, et causer une lésion cardiaque et cérébrale, ou peut être mortelle.

Durant le stade primaire, un chancre (ulcère) sans douleur se forme au niveau du pénis, de la vulve (organe génital externe de la femme) ou du vagin. Le chancre peut apparaître aussi sur l’anus, le rectum, les lèvres, la langue, le pharynx, le col de l’utérus, les doigts ou rarement sur d’autres parties du corps. En général, un seul chancre se forme sur le malade, mais d’autres altérations peuvent aussi apparaître.

Le chancre syphilitique apparaît au début comme un petit bouton rouge et se transforme vite en ulcère ouvert qui reste encore indolore. Même si l’ulcère ne suinte pas, le frottement fait libérer un liquide transparent très contagieux. Ensuite, le gonflement des ganglions lymphatiques de proximité peut être observé, mais cela n’est pas douloureux non plus. Étant donné le petit nombre de plaintes, il est possible que le patient n’en soit pas au courant. La moitié des femmes infectées et le tiers des hommes infectés ne découvrent pas leur ulcère à ce stade. L’altération disparaît habituellement au bout de 3 à 12 semaines, puis il semble que le patient soit totalement guéri.

Le stade secondaire commence en général par une éruption cutanée, qui survient le plus souvent entre 6 et 12 semaines après l’infection. A ce stade, le chancre initial n’est pas complètement guéri chez 25 % des patients. L’éruption cutanée peut disparaître bientôt, mais elle peut durer pendant des mois. Elle guérit souvent même en cas d’un patient qui ne reçoit pas de traitement. En revanche, de nouvelles altérations peuvent survenir dans quelques semaines ou dans quelques mois.

Au stade secondaire, les aphtes se forment chez 80 % des patients, de gros ganglions lymphatiques se trouvent aux différentes parties du corps chez 50 % des patients, et environ 10% des patients remarquent l’inflammation de l’œil. L’inflammation des yeux habituellement ne présente pas de symptômes, pourtant, le gonflement du nerf optique peut parfois être observé qui peut entraîner la diminution de l’acuité visuelle. Des inflammations ostéo-articulaires accompagnées de douleurs aiguës apparaissent chez 10 % des malades. L’inflammation des reins peut provoquer la présence de l’albumine dans l’urine et une inflammation du foie peut causer de la jaunisse. L’inflammation des méninges est rare, mais si elle se produit quand même, elle est souvent accompagnée de la migraine, de la raideur de la nuque et parfois de la surdité.

A la jonction cutanéo-muqueuse p.ex. le long de la ligne médiane entre les grandes lèvres et la vulve, ainsi qu’aux zones humides de la peau, les altérations surélevées (condyloma lata) peuvent se former. Ces altérations extrêmement contagieuses s’aplatissent et prennent une couleur rose pâle ou grise. Les cheveux tombent par plaques, laissant des cercles sans cheveux qui ressemblent à une piqûre de mite. En outre, les symptômes comprennent la sensation de maladie, le manque d’appétit, en passant par la nausée, la fatigue et la fièvre jusqu’à l’anémie.

Dès que le patient s’en sort du stade secondaire, la maladie entre dans un stade asymptomatique de latence. Cette phase peut durer pendant des années ou des décennies, même jusqu’à la fin de vie du malade. Pendant la première partie de ce stade de latence, les ulcères contagieux, parfois, réapparaissent.

 

Au stade tertiaire de la syphilis (syphilis tardive), la personne atteinte de la maladie n’est plus contagieuse. Les symptômes peuvent varier de légers aux très graves entraînant la mort du malade. Il peut se manifester trois groupes de symptômes en particulier : la syphilis tardive bénigne, la syphilis cardiovasculaire et la neurosyphilis.

La syphilis tardive bénigne n’est pas fréquente aujourd’hui. Les nodules dits gommes apparaissent sur de différents organes ; d’abord, ces gommes deviennent lentement de plus en plus grandes, puis se guérissent graduellement et enfin se cicatrisent. Elles peuvent apparaître sur presque n’importe quelle partie du corps, mais elles se manifestent le plus fréquemment sur la jambe sous le genou, sur la partie supérieure du torse, sur le visage et sur le cuir chevelu. L’altération peut toucher les os, le malade se plaint d’une douleur profonde, pénétrante qui cause des souffrances plus fortes particulièrement la nuit.

La syphilis cardiovasculaire survient entre 10 ans et 25 ans après l’infection initiale et provoque l’anévrisme (une faiblesse et une dilatation de la paroi vasculaire) de l’aorte (la principale artère partant du cœur) ou bien l’insuffisance des valvules aortiques. Ces lésions cardiaques sont accompagnées d’une douleur thoracique ou d’une insuffisance cardiaque qui peuvent conduire au décès.

5% des malades qui ne reçoivent pas de traitement sont atteints de la neurosyphilis (la syphilis du système nerveux).

Diagnostic

La manifestation des symptômes fait suspecter la présence de la syphilis. Les résultats des prises de sang et l’examen médical contribueront à l’établissement du diagnostic final.

Aux stades primaire et secondaire, le prélèvement de l’ulcère de la muqueuse cutanée ou buccale fournira une quantité de bactéries suffisante pour l’analyse au microscope. Ensuite, ces bactéries identifiées au microscope peuvent confirmer le diagnostic de la syphilis. Dans le même but, on peut effectuer un dépistage qui comprend un prélèvement de sang permettant de détecter les anticorps. Au stade tertiaire, le diagnostic repose sur les symptômes et l’analyse des anticorps.

Traitement

Étant donné que les malades au stade primaire et secondaire sont contagieux, tout contact sexuel doit être évité avant la fin de leur traitement et celui de leur partenaire.

La pénicilline  en tant que l’antibiotique le plus efficace dans tous les stades  est utilisée sous forme d’injection.

À la suite du traitement, le pronostic de la maladie au stade primaire, secondaire et latent est également excellent. Le pronostic au stade tertiaire sur l’état du cerveau et du cœur n’est pas fort favorable, car les lésions existantes ne sont plus réversibles en général.

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